Les abeilles se meurent
Halte aux pesticides

une petite partie des abeilles  décimées
Hécatombe d'abeilles chez un particulier suite à un traitement
sur cultures .

Cela s'est passé le week end du 15-16 mai 2004 à Lanvellec (22) . Suite à un épandage de produits phytos, des abeilles sont venues mourir chez mme Muller . Il y en avait partout .

Sa fille s'est démenée pour alerter différentes structures . La DDASS (affaires sanitaires et sociales) a dit que ce n'était pas de son ressort . La DSV (services vétérinaires) nous a dirigé vers le correspondant local chargé de l'état sanitaire des abeilles . Celui-ci ne s'est pas senti intéressé prétextant que tout le monde parle en ce moment des abeilles tout en assimilant ce problème à un vulgaire empoisonnement volontaire de chien .

Bref les services départementaux
s'en contre-foutent .

Les Verts, contactés, font ce qu'ils peuvent . Informations sur ce site et communiquent à la presse ...

Le gouvernement actuel fait "bien" les choses, du moins pour les éleveurs : en effet le gaucho vient d'être interdit a partir du 29 mai, c'est à dire après les semailles de maïs et juste avant les élections .
C'est un soulagement pour les éleveurs et en même temps un "bras d'honneur" magistral envers les apiculteurs professionnels et amateurs, la faune, la flore et les générations futures, car tous les champs sont traités aujourd'hui de la sorte, pas seulement dans le sud ouest ou en Vendée, mais tout pres de chez nous .
Voici deux plans de "maîs rouge" déracinés dans un champ au hasard dans la campagne Trégoroise.

Coordination des apiculteurs pétition de l'UNAF

Petition en ligne et en téléchargement


sur le site d'Univers Nature

Elles meurent par centaines, près de chez nous ...

 champs traités et maison de Mme Muller a droite


Et pendant ce temps là,
la pub pour le Gaucho continue dans
le "paysan Breton"
d'avril 2004 :










Perquisition positive au ministere de l'agriculture:

Suite aux plaintes des apiculteurs contre l'insecticide Le Regent qui décime les abeilles, la justice a perquisitionné le ministere et a trouve un avis de la Commission d'étude de la toxicité, chargée des produits phytosanitaires avant leur mise sur le marché. Cet avis, daté de juin 1993, est opposé à l'utilisation de l'insecticide Régent sur les graines de maïs destinées à l'ensilage ...

Voici l'article publié dans Ouest France le 2/9/03:
Les mais issus de plants traités au fipronil, matière active de l'insecticide Régent, ne devraient pas être utilisés dans l'ensilage destiné à nourrir les vaches laitières, selon les experts de la Commission d'études de la toxicité des produits phytosanitaires. Des
résidus pourraient se fixer sur les graisses du lait .

Le Régent, insecticide qui sert à protéger un grand nombre de cultures (mais, tournesol, céréales, betterave...)fait à nouveau parler de lui.
Au printemps déjà, le ministère a reconnu que le fipronil, matière active du Régent, était responsable des mortalités anormales d'abeilles survenues dans le Sud-Ouest, en mars. Peu de temps après, la justice s'interrogeait sur la situation juridique de ce produit phytopharmacetique qui dispose d'une Autorisation provisoire de vente
(APV) et non d'une Autorisation de mise sur le marché (AMM) - plus difficile à obtenir- comme l'exige la règlementation.

Classé «Toxique + »

Ces derniers jours, plusieurs parties civiles dans les instructions en cours (pour éterminer les causes des surmortalités d'abeilles) ont annoncé une nouvelle découverte surprenante. Parmi des documents saisis par la justice au ministère de l'Agriculture figure un avis de la Commission d'étude de la toxicité, chargée des produits phytosanitaires avant leur mise sur le marché. Cet avis, daté de juin 1993, est opposé à l'utilisation de l'insecticide Régent sur les graines de maïs destinées à l'ensilage.

Il faut savoir que le fipronil, appliqué par enrobage des graines de maïs à semer, se diffuse dans toute la plante. Des résidus de la matière active ont été détectés dans la tige et les feuilles qui sont utilisées avec les graines pour l'ensilage. Problème: le fipronil présenterait "une affinité pour la matière grasse", selon la Commission d'études. Il faut comprendre qu'il peut se fixer sur les graisses du lait. Or, le maïs ensilé est la base de l'alimentation des vaches laitières, surtout en élevage hors sol et de ce fait, le risque d'une contamination du lait est jugé sérieux.

La Commission évoque "un risque de transfert dans le lait", comme le révèle la Confédération Paysanne (une des parties civiles) dans un courrier daté du 13 août, adressé aux trois ministères concernés - Agriculture, Santé et Écologie - pour demander le retrait du marché de ce produit.

Un avis négatif sans doute justifié par la toxicité du fipronil classé Toxique + . C'est un neurotoxique très puissant, actif à des doses extrêmement faibles, comme l'ont démontré des études réalisées sur les abeilles, mais également sur les organismes aquatiques et les rongeurs.

Maigre ces craintes, le Comité d'homologation des produits phytosanitaires du ministère de l'Agriculture a donné son accord, fin 1995, pour un emploi tous usages du Régent sur mais. Interrogé sur les raisons qui ont justifié cet accord, le ministère n'avait pas apporté de réponse le 29 au soir.

Difficile de savoir, aujourd'hui; si les craintes de la Commission étaient ou non fondées, car le fipronil ne fait pas partie des contaminants recherchés dans le lait, selon la Direction générale de l'alimentation.

Anne-Françoise ROGER. Ouest France 2/9/03