L'enquête publique à Buhulien
L'histoire est troublante, à l'heure où tout le monde parle de démocratie participative : les citoyens qui ont gagné contre le projet défendu par la ville de Lannion et le département, se font traiter de "contestataires" . Une nouvelle enquête est présentée ...

L'enquête est close
depuis le 18 juin .

Plan du tracé
et contre proposition

 

Association AGIR POUR LA SAUVEGARDE DE BUHULIEN
Le bourg de Buhulien
Rue de l'église
22300 LANNION
Tel : 02.96.46.55.52

Récapitulatif des faits et dates

Les raisons de notre opposition au projet sont :
- Les promoteurs du projet disent que celui-ci est prévu depuis 1975, la seule chose qu'ils oublient de dire c'est qu'ils ont accordé des permis de construire en zone agricole depuis cette date sans réserver l'emplacement à l'élargissement de la route, ils n'ont pas fait valoir leur droit de préemption lors de la vente aux enchères d'une maison frappée d'allignement dans les années 90. De ce fait ils empiètent sur la zone urbanisée, construite antérieurement à 1975.

- Janvier 2001, nous avons pris connaissance du projet lors d'une réunion publique à Tonquédec organisée par la municipalité de cette commune.
Face au constat que tout accès était supprimé au niveau de Buhulien, nous avions demandé au conseil municipal de Lannion de nous présenter le projet
Lors de la présentation du projet, nous avions dénoncé les points aberrants, aucun compte n'a été tenu de nos remarques
Une réunion publique était prévue à Buhulien en février 2001. Cette réunion a eu lieu la veille de la date prévue en cataminie à la Mairie de Lannion . Plus de 50 personnes attendaient à la porte de la salle sous la pluie, le jour prévu pour cette réunion, c'est le landemain que nouss avons appris que la réunion s'était déroulée la veille de la date prévue.
- L'enquête publique avait eu lieu du 19 mars au 20 avril 2001.
- Avis défavorable au projet déposé à la sous-préfecture, et normalement à la Mairie de Lannion.
- Nous avons dû nous déplacer à St Brieuc à la DDE, le 13 juin 2001 pour prendre connaissance du rapport d'enquête. Le rapport aurait dû être disponible à La Mairie de Lannion dès le 21 mai
- malgré nos intervention pour tenter de rétablir le dialogue, ils ont tous fait fi de notre sollicitation
- Le dossier est parvenu le 17 mars 2002 au Ministère de l'intérieur dans le but de saisir le Conseil d'état. Le délais de 10 mois était dû au fait que la D.I.R.E.N s'opposait à la saisine du conseil d'état
- Le Ministère, par ses lettres du 18 septembre et du 29 octobre 2002, informait la Préfecture des C d.A qu'il ne pouvait saisir le conseil d'état car le dossier comportait des irrégularités.
- Pour masquer le rejet du dossier, les promoteurs du projet ont accusé les fonctionnaires de ne pas avoir fait leur travail dans les temps. Ils déclaraient que le dossier était arrivé hors délai au Conseil d'état.
- le 25 janvier 2003, le conseil Général avait organisé une soit disant réunion d'information et de concertation pour présenter un projet de sécurisation des carrefours de Buhulien qui n'était qu'une partie du projet rejeté en 2001. C'était plutôt un spectacle, les représantant du CG, Le Maire de Lannion, le Diercteur des service chargé des routes au CG, étaient sur le podium, les autres étaient placés dans la salle comme de simples spectateurs.
- Du 30 mai au 1 juillet 2003, le projet de sécurisation était mis en enquête publique portant seulement sur l'environnement pas sur l'utilité publique du projet. Les travaux entrepris ne sont pas déclarés d'utilité publique.

L'enquête actuelle à débuté le 3 mai 2004 pour théoriquement se terminer le 4 juin 2004, or le Commissaire enquêteur a demandé une prorogation jusqu'au 18 juin 2004. L'enquête se termine donc officiellement le 18 juin. Le Commissaire tiendra une permanence en Mairie de Cavan le dernier jour

J Belloeil

SOYONS CLAIRS !

Les membres de l'association "Agir pour le Sauvegarde de Buhulien"refusent le qualificatif "contestataires" qui leur est trop souvent attribué :
Certes, lors de l'enquête publique sur la mise à 2X2 voies de la RD 767 qui s'est déroulée du 19 mars au 20 avril 2001 :

- Nous avons participé à l'enquête d'utilité publique, nous avons dénoncé certaines carences du dossier, puis fait une contre proposition pour y pallier.
- Le 21 mai 2001 la commission remettait un rapport défavorable au projet. Elle l'a fait en son âme et conscience au vu des éléments dont elle disposait.
- Les promoteurs du projet ont contesté l'avis de la commission d'enquête, c'était leur droit.
- Le Ministère de l'intérieur a refusé de saisir le Conseil d'état d'un dossier qui comportait des irrégularités. Cela nous paraît normal et n'en sommes pas responsables.

Les membres de notre association ont simplement participé à une enquête d'utilité publique, ce qui est un droit et un devoir de citoyen. C'est une chose considérée trop rare de nos jours, selon nos propres détracteurs.
Nous avons su proposer une contre proposition suffisamment fiable qui a fait que les promoteurs du projet ont préféré nous qualifier de contestataires et mentir, plutôt que de confronter les solutions afin d'aboutir à un compromis servant au mieux l'intérêt général.
On nous dit souvent "le projet était prévu depuis longtemps". A cela, nous répondons : Si le projet était prévu pourquoi ne pas avoir réservé l'espace suffisant à sa réalisation. En effet, il nécessite de détruire des maisons à l'intérieur de la zone urbanisée et que plus de 30 maisons ne répondraient plus à la distance réglementaire par rapport à l'axe de la route. Ce qui peut avoir des conséquences tragiques pour leurs propriétaires.

De plus nous pouvons considérer que notre position était très justifiée puisque :
- La déléguée municipale chargée du secteur de Buhulien soutenait notre contre proposition.
- La commission d'enquête officiellement désignée par le tribunal Administratif rejetait le projet
- La Direction régionale de l'environnement s'y opposait également.
- Le service de l'architecture et du patrimoine ne pouvait qu'y être opposé, il s'opposait déjà à la réalisation de la route de Rospez et à la zone artisanale de Buhulien.
- Le Ministère de l'intérieur a rejeté le dossier parce qu'il comportait des irrégularités. Le statut de déviation demandé ne pouvait être attribué à cette portion route non déclarée route à grande circulation. Le ministère indique que les caractéristiques du projet déposé correspondent à celles d'une voie express. Ce qui donne à cette route un statut particulier.

On reproche aux citoyens de ne plus participer à la vie publique; et pour cause, lors que ceux ci font des propositions qui divergent de celles des dirigeants, Ils sont qualifiés de contestataires, et aucune de leurs remarques n'est pas prise en considération.
Après ces éclaircissements, nous demandons à tous ceux qui se sentent un peu citoyens de nous donner leur avis !!!
Nous nous tenons à votre disposition pour toutes informations complémentaires et pour fournir les preuves de toutes nos affirmations.