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Michel Dozsa
Les 1500 exemplaires du premier livre sont épuisés .
Son deuxième roman vient de paraitre

Edité par la collection
BREIZH NOIR

http://astoure.site.voila.fr
Après le succès des Célibatueuses du Trégor, découvrez le nouveau polar de Michel DOZSA , au cœur de notre région et de nos traditions, « Les scalpés d'Armorique »

Michel DOZSA a vécu et travaillé en région parisienne avant de s'installer dans le Trégor, non loin de la mer . Joueur et entraîneur de handball, il a raccroché le ballon pour se consacrer à l'écriture et passe pas mal de temps à lire, à marcher et à aller à la rencontre des gens, ce qui lui permet de préparer ses romans.

Voici 2 articles dans l'hebdomadaire "le tregor" et dans le quotidien "Ouest France"



Passionné de polars depuis l'age de 14 ans, il s'est décidé à recréer l'ambiance de sa région dans des intrigues pleines de suspense .
Auteur d'une dizaine de manuscrits policiers, sagement rangés chez lui à l'abri des critiques, en 2001, il présente un de ses romans au Prix du Quai des Orfèvres.
Suite à plusieurs encouragements d'auteurs, il décide de franchir le pas ...être publié .

A deux pas de chez vous

Les Scalpés d'Armorique :
Panique dans le Trégor

La petite ville de Tréguier , un soir calme… Pleumeur-Bodou , un matin de travail… Habituellement, les villes et villages de la région du Trégor sont tranquilles… Les Eglises aussi… Pourtant là !…

Venues pour se recueillir, deux bigotes, ne rencontreront pas Dieu … mais le diable qui vient de frapper sauvagement. Au pied d'un Saint, un homme assassiné et scalpé se repose pour l'éternité.

Dans une autre église, pas très éloignée de la Cathédrale , un deuxième scalpé…. L'esprit du mal est-il partout ? La photocopieuse du diable reproduira les mêmes faits dans le Finistère et dans le Morbihan .

Quel peut-être le rapport entre une cathédrale et des églises, plus ou moins éloignées ?

Le privé, Ronan Magyar et la journaliste de «  Global-Ouest, » Morgane Navalo, mèneront une enquête parallèle à celle de la gendarmerie et finiront, à Bégard , non loin de l'hôpital psychiatrique, par rencontrer les fantômes oubliés

 


Premières pages du livre "Les Scalpés d'Armorique"
Le livre est disponible dans toutes les librairies, maisons de la presse,
grandes surfaces de Bretagne dépositaires du réseau Coop Breizh .
prix : 8 €

- Qu'est-ce qui se passe, madame ?

- Mon amie est à l'intérieur de la cathédrale, elle est tombée et ne réagit pas. J'ai peur, elle a le cœur fragile.

Les deux personnes se précipitèrent à l'intérieur. L'homme, Hubert Margelin, se pencha, et constata :

- Ce n'est rien, elle respire calmement, on va quand même appeler un méde... Merde !

Il venait de tourner la tête.

- Quoi ! hurla Suzanne sur les nerfs.

- Vous avez vu le bonhomme, là !

- J'ai une mauvaise vue et...

- Tant mieux, ne vous approchez pas, il est mort, constata Hubert.

Suzanne porta les mains à sa poitrine pour esquisser un signe de croix et le stoppa net.

- Comment pouvez-vous en être sûr ? Vous êtes médecin ?

- Non, mais c'est facile, ils sont rares les gens qui vivent en étant scalpés.

Suzanne n'eut pas l'air d'assimiler les mots jetés en vrac par le grand type. Elle dit :

- Il n'a plus de cheveux, c'est ça ? il est rasé, comme la plupart des jeunes de maintenant.

Hubert vit que la vieille dame ne réalisait pas très bien la situation. Néanmoins, il pensa, mais ne dit rien, « pas tout à fait, ou alors son coiffeur a raté la coupe. »

Hubert faisait dans l'humour noir, il fallait bien pour tenir le coup dans ce genre de circonstances.

- Je ne comprends pas, insista-t-elle.

- Ne cherchez pas à comprendre. Scalper, dans le dictionnaire, ça veut dire à peu près ceci : « arracher la peau du crâne et les cheveux avec un instrument tranchant. »

La phrase dans toute son horreur arriva enfin au cerveau de Suzanne. Elle pâlit brusquement, chercha un siège du regard, se laissa tomber plus qu'elle ne s'assit.

- Vous comprenez pourquoi votre amie est tombée dans les pommes ? fit Hubert.

Elle agita simplement la tête. Hubert passa un coup de fil sur son portable afin de prévenir la gendarmerie de Tréguier. Ensuite, il s'employa à ranimer Louise Courdic.

Une fois debout, la vieille femme regarda son amie Suzanne d'un air égaré, son chignon à moitié défait pendouillait d'un côté de la tête. Toutes deux s'éloignèrent du cadavre, trouvèrent un petit coin. Hubert patienta un moment avant que la voiture de la gendarmerie de Tréguier et des pompiers ne s'arrêtent devant le portail.

Il alla au devant d'eux. Un adjudant-chef et deux gendarmes entrèrent suivis par des hommes qui venaient d'enfiler des combinaisons blanches.

On les appelait les « TIC », les techniciens d'investigation criminelle. Ceux-là venaient de Lannion. C'étaient eux qui les premiers tourneraient, s'occuperaient du cadavre et relèveraient les empreintes ou toutes choses susceptibles d'éclairer l'enquête ; ensuite, direction le laboratoire de la police scientifique à Rennes, aux fins d'analyse.

Hubert remarqua, en regardant œuvrer les hommes, qu'il devenait de plus en plus difficile de tuer et de ne pas être pris. Le matériel mis à la disposition de la police était de plus en plus pointu. Les hommes en blanc passèrent les premiers.

Les deux gendarmes interdirent le périmètre, fermèrent la cathédrale à toutes personnes étrangères aux forces de l'ordre. Hubert Margelin, dans un coin, avait remarqué que beaucoup de sang avait coulé de la boîte crânienne ouverte.

- Assez barbare comme technique ! Je n'avais encore jamais vu ce genre de pratique par ici, lança un des gendarmes.

- Effectivement ! ajouta l'adjudant-chef. Affreux ! Dégueulasse !…et dans une cathédrale !… Encore un cinglé !

.- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ! demanda Hubert.

Le gradé haussa les épaules :

- Comme ça ? Vous n'allez pas me dire que la personne qui a tué de cette façon, n'a pas une araignée dans le plafond, non ?

Hubert fit la moue.

- Oui... Peut-être, mais ?

- Mais quoi ? Si vous avez une idée, même petite, je suis preneur.

Hubert, après réflexion, jeta en articulant bien :

- Scalper ! Il faut pouvoir le faire : soit, dans sa tête, le tueur est vachement costaud, soit, comme vous dites, c'est un cinglé. Et des cinglés ! Il y en a justement plein les rues à l'heure actuelle.

 

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